Un reptile sur le divan

Wild.

15 avril 2005

No man's land.

Non content d'écrire pas mal de merde, je suis encore dans certains plan dans un no man's land.

Plus de sexe, comment ? facile, les deux personnes pour qui j'ai des sentiments plus élevés que la simple baise sur canapé sont tombées amoureuses. D'un côté, tant mieux pour elles, c'est moi le con au final.
Con parce que refuser certaines choses, c'est bien, avoir des principes aussi c'est bien, mais les élever en dogme et être aussi buté qu'un fasciste sur ces principes c'est du fanatisme idéal(dans le sens d'idée et non pas dans celui de parfait, rien n'est parfait sauf le mot).

Vu ma fréquence onaniste, j'ai largement évité un cancer de la prostate pour les trois ans à venir, mais comme la prévention c'est bien, ce n'est pas pour cela que je m'arrête.

La clope aussi ça va mieux, je vole ça et là un bout de nicotine. Je résiste de mieux en mieux à l'envie, je n'ai plus le vieux réflexe d'allumer un mégot au matin par flemme de rouler. Par contre, je ne dors plus comme avant. Je me couche tôt généralement mais j'ai le syndrome"eyes wide shut" et la libido en feu ce qui fait qu'il me faut bien trois heures pour venir au sommeil, en ayant maltraité au passage quelques kleenex qui ne méritaient pas ça.

Donc, je me relis, j'en pense quoi ?
1 - J'avais raison sur certaines choses, je leur plaisait mais pas au point d'être celui auquel elles pensent tout le temps, j'avais tord par contre, il n’y a pas de moment pour tomber amoureux/se, je reconsidérerais ce paramètre désormais.
2 - Je suis un obsédé, mais je le savais déjà, on pourrais maintenant y adjoindre l'adjectif insatiable et polymorphe.
3 - Ce qu'il me faut c'est une bonne claque dans la gueule, j'en ai pris une petite hier mais c'est pas encore ça, c'est pas encore assez.

Maintenant, une petite histoire vraie qui m'est arrivé il y a quelques semaines.
Dans le RER, j'y était avec un ami que j'accompagnais(car il ne connaissait pas le chemin et j'avais a faire sur la capitale). Dans la rame, une jeune fille n'arrêtait pas de regarder vers notre direction. J'ai par habitude, quand je traîne avec cet ami, de ne jamais prendre pour moi ce genre de regard, généralement ils sont pour lui.
La semaine d'après, je reprends le même RER, au même endroit, à la même heure. Je monte dans la rame et la jeune fille de la semaine précédente viens s'assoire en diagonale type distance respectable mais d'ici je peux bien te voir.
Commence alors un jeu que j'aime pas parce que je perd toujours. Je suis timide, mais pas trop dupe, après avoir récolté moult sourires et regards en coin, je griffonne sur un bout d'agenda mon prénom, mon téléphone et mon adresse e-mail(la vraie, pas celle du reptile).
Mais, je décide de ne pas bouger.
Pourquoi ? J'ai tellement souvent vu des jeunes hommes se croyant dans le vent devenir vite lourd avec les schémas pré mâchés du romantisme à deux balle que bon, je suis sûr d'être pire.
Alors je descend de la rame en faisant bien attention de sortir avant elle, mon petit papier dans la main.
A peine ai-je parcouru 4 mètres que la donzelle me tapote sur l'épaule :
"excuses moi, tu pourrais me dire ton prénom parce que je t'avais déjà remarqué la semaine dernière et bon voilà quoi euh"(le rougissement point sur les joue de la jeune fille).
Attention, j'ai un super pouvoir, c'est celui de "super-prend-du-recul". Analysons la première phrase entendue de sa bouche :
"excuses moi, tu pourrais me dire ton prénom parce que je t'avais déjà remarqué la semaine dernière et bon voilà quoi euh"
Alors, d'abord elle viens briser la glace. Je suis couards pour pas mal de chose, je serais capable d'aborder n'importe qui dans la rue pour vendre le pire journal pseudo humoristique ou pseudo musical si ça payait bien, capable de courir nu dans un endroit publique, d'improviser un sketch pourris auto dérisoire avec conviction, mais aborder une fille qui physiquement me plaît, pour justement tenter de draguer, je ne peut pas, je n'ai ni la "technique", ni l'envie.
Ensuite, elle me tutoie, elle pense donc que je suis de son âge ou approchant.
Enfin, ce n'est pas mon ami qu'elle regardais, mais moi.

Tout cela regonfle l'ego.

Donc, je lui ai donné mon petit papier, on discute, je lui révèle mon âge, ça l'étonne un peu "ah bah tu ne les fais pas"(merci) je lui demande le sien (ouf ça va elle n'est plus au lycée au moins) et après je devais bouger, elle aussi etc.

Bon, premier SMS, les questions tombent :"Tu habites où ? est-ce que tu es célibataire oui ou non si oui depuis combien de temps parce que tu m'intéresse".
Là, mon ego prend 20 bar de pression.
Je lui réponds en lui donnant mon msn(le vrai aussi) et en précisant "je t'expliquerais tout ça ce soir".

Je résume le reste.
Je l'intéresse, pas pour une simple bagatelle(merci Sskizo j'adôôôre cette expression), elle voudrais construire quelque chose de sincère, sérieux et durable.
Sincère : OK. Sérieux : OK aussi. Durable : faudrais pas prendre la vie pour un compte de fée(j'ai pas dis ça mais ça avait exactement le même sens avec plus de mots, plus que n'en contiendra cette parenthèse car rappelez-vous les parenthèses c'est mal).
Je lui ai donc proposé : On apprends à mieux ce connaître. Au pire, on sera bon potes, voir amis, pour le reste, si ça dois se faire, ça se fera.
J'essais depuis lors de bien lui montrer que je ne suis pas le prince charmant qu'elle a fait de moi, mais juste moi.

On m'a demandé aussi :"pourquoi tu parles autant?"
parce que quand je ne parle pas, je réfléchis, si je réfléchis, je n'ai plus envie de parler à quiconque.

Posté par Darwin à 00:51 - vomi mental - Commentaires [0] - Permalien [#]

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