Un reptile sur le divan

Wild.

22 juin 2004

Le problème avec les minis crises de conscience.

Donc, le problème avec ces crises, c'est que ça tombe n'importe quand.
J'ai une sorte de manie, je ne peut pas m'empêcher d'avoir un flot
de réflexions sous-jacentes qui turbinent dans leur coin, attendant le moment
propice pour la révélation finale(comme dans Fantômas) et donc me faire
prendre conscience d'un truc qui me turlupinait sans que je m'en rende
vraiment compte.

J'ai cette bizarre aptitude de sentir les gens, avec plus ou moins
d'acuité. Je peut me rendre compte qu'il y a quelque chose qui
ne va pas chez quelqu'un, mais disons que je n'en ai pas conscience.
Par contre, à un certain moment, cela explose dans ma tête,
ça deviens très(trop)clair et la réalité me frappe de plein fouet
comme une Micheline surboostée. Et souvent ça fait mal, dans
un certain sens. Je n'aime pas, par exemple, voir des gens à qui
je tiens être triste. Non pas que je veuille que tout le monde soit
heureux et bénisse les cieux de leurs sainte présence, non, mais
je pense que c'est le fait de ne pas pouvoir faire grand-chose pour
les aider. La tristesse, puisqu'on en parle, est quelque chose de trop
personnel pour que quelqu'un de l'extérieur, même un ami ou
un pote de soirée, ne puisse aider en rien. Je n'ai jamais su quoi dire,
faire ou répondre quand la tristesse était palpable, insidieuse
et douloureuse. Alors je prends mon air bête, je dis des bétises,
je deviens l'ennuyeux prolixe qui comble les blancs. Parfois,
mes plaisenteries font mouches et je crois l'espace d'un instant
avoir fait le vide dans la tête de mon interlocuteur. J'aime faire
cela, même si cela n'a duré qu'un instant. J'ai tendance à m'inquiéter
pour mes amis, c'est maladif, tenace et extrêmement désobligeant
parfois. Je me rends compte que l'insistance de mes "Euh, ça va?"
est lourde est irritante, mais ne rien faire ou dire est pire pour moi.

Je trouve que soit les gens ne communiquent pas assez, ou comme
moi s'épanchent inutilement de façon désordonnée et sans intérêt.

Pourquoi mentir, la plupart du temps mon discours est distrayant,
au mieux légèrement interressant dans la conversation en cours.
Je plains les lecteurs, rigolant en voyant mes nombreuses erreurs
orthographiques, mes défauts de grammaires et mes états d'âme
d'adulte non-mature.

Je vais passer ma vie à combler le vide, mais avec du vide qui auras du style.

Posté par Darwin à 14:28 - Vacuité - Commentaires [2] - Permalien [#]

Commentaires

  • merci

    contrairement à toi, je pense qu'un ami & même "un pote de soirée" peut soutenir quelqu'un qui est triste. c'est ce que tu fais d'ailleurs en étant attentif & présent.
    ton autocritique est acérée.
    tu es comme tu es. le tout est d'assumer & surtout de ne te retenir de rien.
    fait et dit ce que tu as envie de faire, ça t'empêchera de faire et de dire ce dont tu n'as pas envie.

    Posté par **élÖ**, 24 juin 2004 à 11:00 blog
  • Tu penses peut être parler pour ne rien dire mais je te trouve plus intéressant que beaucoup de personnes qui se croivent intéressantes

    Posté par Pistachou, 28 juin 2004 à 21:53 blog

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Ce blog est édité sous un faux pseudo.
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